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30.09.2007
Lille aussi était présent à Paris!
Compte-rendu de la manifestation du 22 septembre
Le samedi 22 septembre, l’Action française étudiante de Paris, répondant à l’appel du Collectif France Indépendante, défilait entre la place d’Estienne d’Orves et la place de l’Europe afin de manifester son hostilité aux volontés du gouvernement et du chef de l’Etat d’imposer à la nation française un nouveau traité « simplifié » européen reprenant en substance le traité établissant une constitution à l’Europe, traité pourtant rejeté par le peuple français lors du référendum du 29 mai 2005.
Au total, entre cinq cents et six cents personnes ont rejoint le cortège, parmi lesquelles environ une cinquantaine de militants et sympathisants de l’Action française étudiante parisienne réunis autour des slogans tels « Europe trahison, la France est une nation ! » ou encore « Europe communautaire, régime totalitaire ! » Le gros des militants d’AF avait pour charge d’assurer le service d’ordre de l’avant du cortège qui fut ainsi sécurisé tout au long de la manifestation.
Cette manifestation, rassemblant, en plus de l’Action française qui défilait en tête du cortège, de nombreux mouvements politiques, parmi lesquels Debout la République, la Nouvelle Action Royaliste, la Réconciliation Nationale, le Front National, le Mouvement National Républicain, ainsi que d’autres mouvements souverainistes ou nationalistes, doit être un signe pour les européistes que les patriotes ont l’intention de continuer à faire entendre leur voix contre ceux qui souhaiteraient brader la souveraineté nationale. Contre ceux qui souhaitent dissoudre la France dans le magma euro-mondialiste, l’Action française pratiquera le compromis nationaliste aussi souvent que cela sera nécessaire et à chaque fois que cela sera possible.
Cependant, nous tenons néanmoins à réaffirmer que la solution contre le renoncement national n’est pas dans la République : si des initiatives souverainistes ou « nationales-républicaines » peuvent paraître sympathiques, il n’en demeure pas moins qu’elles demeureront lettre morte tant que la réflexion institutionnelle n’aura pas conduit leurs membres à rejeter le régime des partis pour lui préférer la monarchie de salut public, seule garante de l’indépendance nationale à la fois contre les intérêts partisans et les prétentions étrangères. Nous appelons nos camarades souverainistes, à la suite de Maurras et de ses compagnons, initialement républicains, à accomplir la démarche intellectuelle nécessaire à l’élaboration d’une doctrine « souverainiste » cohérente qui ne fasse pas l’impasse sur la question du régime.



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19.09.2007
L'homme et sa nationalité
Les organes de large unification, les créateurs de grandes nationalités, ce ne sont pas les personnes, leur troupeau immense de petites volontés autonomes. Celles-ci bornent leur champ à l'intérêt particulier de chacune d'elles et à celui, tout limitrophe, de la famille qui est le « prolongement » de soi. C'est tout ce que l'on peut demander au citoyen librement consulté. En histoire, tout le surcroît vient d'une race d'êtres bien différente, il vient de la petite poignée des chefs : fondateurs, directeurs, organisateurs.
Ils ont perfectionné une vie sociale supérieure à la vie individuelle. Ôtez, supprimez ces cadres améliorés par eux, détruisez leurs fondations, essayez de tout ramener à « l'individu ». donnez tout au Nombre, enlevez tout à la Qualité et vous verrez naître des formations nouvelles qui vaudront juste ce que vaut la moyenne personnelle. L'Italie vaut mieux que les personnes composant le peuple italien, de même que la France vaut mieux que nos Français ; mais c'est que ni notre France, ni l'Italie n'ont eu pour principe générateur le suffrage universel et le régime égalitaire. L'une et l'autre reposent sur des générations de maîtres, de héros et d'artistes, de demi-dieux et de saints.
Il est vrai que la nationalité n'est pas un phénomène de race. Il ne s'ensuit pas qu'elle soit le résultat artificiel d'un acte de volonté contractante. Sans doute, et avec une certaine liberté, nous adhérons à notre race, à notre nationalité, à notre nation, mais on adhère comme on consent, de la façon la plus tacite, et l'adhésion est sollicitée, elle est emportée par une multitude de forces bienfaisantes, aimées et chéries contre lesquelles nous ne sommes même pas en garde et que nous subissons de tout cœur 9 999 fois sur 10 000.
Entre la Nature brute, celle qui est entendue au sens strict et direct, et l'artifice, juridique ou autre, issu de la volonté plus ou moins arbitraire de l'homme, il existe un intermédiaire que l'on pourrait appeler une seconde nature : la Société. La vie sociale fait essentiellement partie de la nature de l'homme, lequel ne peut absolument pas exister sans elle. La nationalité est une modalité de cet état naturel. On peut l'appeler un fait social. Il n'est point aussi rigoureusement nécessaire pour l'homme que le besoin de vivre en commun. On ne peut pas échapper à ce besoin, ni à la société qui le satisfait, au lieu qu'on peut changer de nationalité et même profiter de la diversité des nations pour vivre plus ou moins en marge de toute nationalité.
La nationalité dérive donc de la nature humaine définie et qualifiée par la société. Loin de figurer le simple vœu de notre volonté personnelle, elle correspond à une masse énorme de désirs, de passions, de besoins, d'aspirations, de coutumes, de mœurs, de manières d'être, de penser, de parler, qui va souvent jusqu'à modeler le physique et dans laquelle la conscience réfléchie et la volonté délibérée des personnes jouent un rôle qui peut être le premier, mais qui ne l'est pas toujours, ni le plus souvent.
Pour s'en convaincre, il suffit de considérer deux cas : réduite à elle même, la formule juridique de l'idée de nation se détruit, c'est le ubi bene, ibipatria : si la patrie est où l'on est bien, là où l'on est bien est aussi la patrie ! Au contraire, dégagée d'ornements juridiques, l'idée de nationalité, telle que nous venons d'en montrer les composants naturels, sociaux, historiques, tient parfaitement debout ; on peut la décorer et la polir encore, pourtant le principal y est...
La double épreuve juge la valeur des conceptions en présence.
Charles MAURRAS. Mes Idées politiques. L'Age d'Homme 2002. n. 283-284
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14.09.2007
Comment j'ai rencontré Maurras

« Comme le disait le vieux maître » : cinq mots surpris au détour d'un cours d'histoire, une petite phrase qui allait déclencher un an plus tard une formidable trouvaille. Découvrir Maurras par l'intermédiaire d'un professeur d'histoire est assez peu banal en cette époque où ceux-ci déblatèrent plus souvent un mauvais brouet gauchiste qu'ils n'enseignent leur belle matière. Mais cela ne prouve-t-il pas à l'évidence que des îlots de résistance subsistent toujours ?
Durant les mois qui suivirent, le nom rugueux du vieil homme roula en mon esprit et je finis par acheter un de ses livres. La clarté du raisonnement me séduisit d'emblée et la solution monarchique ne tarda guère à s'imposer. Elle germa avec d'autant plus de facilité qu'un certain esprit critique m'avait rendu méfiant et rétif vis-à-vis de cette république dont on me demandait d'endosser les oripeaux sans protester ; en bref : "Sois démocrate et tais-toi".
Les roquets boutonneux des manifestations anti-CPE, jappant leurs haines apprises, m'incitèrent à acheter le journal.J'y trouvai une pensée claire, une chronique toujours intéressante, où il ne manquait qu'un humble successeur de Daudet pour fesser les impétrants républicains et autres incontinents de la virgule. Le reste suivit logiquement : camp d'été, création d'une section lilloise, premiers articles....
Quel journal peut prétendre ouvrir ses colonnes à déjeunes collaborateurs comme l'a toujours fait L'Action Française ? Bien peu assurément ! Les "rebelles" ne sont pas où on le croit...
Romain Vindex
(20 ans)
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12.09.2007
le cmrds dans les médias
01:00 Publié dans agit-prop | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.09.2007
La betterave

La sordide galerie des trognes de nos politiciens républicains n’avait guère besoin d’une horreur de plus, et pourtant, madame Bachelot est venue rajouter sa bobine de betterave entre le navet Chirac, l’endive frisée sarkozy et l’asperge de Gaulle , ce qui prouve à l’évidence que la famille dite « gaulliste « est décidément riche en légumes) .
Il est vrai que Roselyne était tombée dans la politique depuis sa plus tendre enfance, papa ayant été en son temps député du Maine et Loire. Les coulisses du Palais bourbon n’avaient donc pas de secrets pour la demoiselle si bien que elle chaussa naturellement les pantoufles du paternel quand celui-ci préféra aller taquiner le goujon plutôt que de faire la sieste sur les bancs de l’assemblée nationale…
Après avoir été vice présidente de la région pays de la Loire durant trois an où elle brilla plus par ses tenues vestimentaires que par ses capacités à exercer sa fonction, Rafar-nain eut la singulière idée de l’inviter à jouer la blanche neige de l’écologie dans son gouvernement en 2002. Là encore, elle tint parfaitement son rôle de miss tapisserie avec sourire de demi-queue automatique. Vêtue de tailleurs aux couleurs surprenantes, accumulant les déclarations aussi creuses que des tuyaux d’orgues,elle se tailla bien vite une réputation de gentille fille simplette égarée par mégarde parmis les meubles d’un ministère.
Mais madame Bachelot a tout de même des convictions : elle fait partie depuis fort longtemps de la meute des grognasses empantalonnées, défendant bec et ongles les revendications féministes les plus avancées. En effet, comment ne pas être pour la parité ? Ce serait tellement « ringard » ! Sa prise de partie en faveur du PACS en 1998 lui value d’ailleurs d’entrer dans le sérail chiraquien. CE qui prouve sans doutes qu’un certain courage l’habite, celle-ci n’hésitant pas à hennir contre les positions jugées rétrogrades de son propre camp politique.
A partir de ce moment, comment ne pourrait-elle pas aussi défendre le fatras de bitophiles et bitophobes ? Une lutte tellement « tendance » ! D’ailleurs ne se gargarise t’elle pas de faire avancer les esprits « dans le bon sens » sur ce sujet à l’UMP. Chose amusante, les propos de Christian Vanneste concernant les sodomites amenère cette perruche à piailler de toute ses force afin de réclamer l’exclusion de l’infâme homophobe ! Comme quoi, être dans le vent rime fort bien avec sectarisme.
Longtemps soutien inconditionnel de Chirac, la trahison ne l’a pas effrayée…Il faut dire qu’il faut parfois savoir mettre le prix pour obtenir un maroquin… D’ailleurs la voila membre du club des groupies officielles de notre cher président…certes nous ne lui envions guère cet honneur, même si cela nous permet de savourer son incontinence verbale avec d’autant plus d’inquiétude que l’humour rejoint souvent sa pensée…“Elle est femme et noire. Elle va être promue. Heureusement qu’elle n’est pas lesbienne et handicapée, elle serait Premier Ministre” . Au secours !
00:47 Publié dans polémia? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Libéralisme et nationalisme
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Bien sûr, les idées se valent et chacun porte en soi sa propre vérité ; mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Celle du socialiste est une vérité convenable, compatible avec la bienséance intellectuelle. La raison de cette préférence, de cette tolérance complice, c'est que socialisme et libéralisme ont le même fond, la même origine. Le premier n'est jamais que la version utopique du second, son petit frère maladroit, plus crue!, et passant pour tendre, crédité d'une générosité dont l'autre se sait par trop dépourvu, appuyant davantage sur l'égalité, un peu moins sur la liberté... D'où ce gros complexe des libéraux, cette honte de sans-coeur à laquelle ils ont si longtemps tenté d'échapper, en se dérobant derrière le faux-semblant d'un pseudo-réalisme économique : « les socialistes rêvent ; nous sommes, nous, des gens sérieux qui ne pouvons pas nous bercer d'illusions en face des nécessités qu'imposent la situation, la conjoncture, la dure loi de l'économie, etc. » Les valeurs, en fait, restent les mêmes.
Le nationalisme, au contraire, met en cause les fondements mêmes du libéralisme. Dès lors, la réponse est connue : pas de liberté pour les ennemis de la liberté, étant bien entendu que la dite liberté appartient, définition et pratique, aux libéraux. Or, le concept de nation gêne ces derniers. Le socialisme se réclame, même en URSS, de l'internationalisme. On préférera d'ailleurs Trotsky à Staline, pas seulement parce que Staline était un assassin : Trotsky en fut un autre ; ni parce qu'il représentait le Parti : au physique comme au moral, son rival incarnait à merveille l'apparatchik ; mais parce qu'on accuse le « petit père des peuples » d'avoir « nationalisé », donc dévoyé le communisme, et pratiqué une politique russe sous couvert de Soviétie, alors que l'ancien chef de l'Armée Rouge demeurait, quant à lui, internationaliste.
Pour un libéral, en revanche, la nation n'a ni signification, ni raison d'être. Comment pourrait-il en aller autrement, puisque seul compte l'individu ? Avant lui, pas de passé ; sans lui, pas d'avenir. De là l'importance, dans le lexique de base du parfait libéral, de la « modernité ». C'est avant tout un amnésique : comment pourrait-il concevoir cet héritage : la nation ? Il se veut individu pleinement souverain, responsable de lui-même, devant lui-même : comment admettrait-il l'autorité supérieure d'une communauté humaine qui assoit sa légitimité sur l'histoire ? Comment supporterait-il 1' Etat qui la cimente ?
Anarchie marchande
Le libéralisme, prévenait Maurras, mène à l'anarchie. Comme le socialisme, et plus tôt encore, il médite la mort de l'Etat, considéré comme un outil provisoirement nécessaire, un mal pour quelque temps inévitable. C'est la logique poussée à l'extrême par les libertariens qui se réclament d'un « anarcho-libéralisme », sorte de compromis entre la raison de non-Etat développée au siècle dernier par les anarcho-syndicalistes, et le credo rousseauiste accomo-dé à la sauce capitaliste : l'individu est sage, sa seule raison lui dicte le chemin d'un Bien qu'il peut seul déterminer, et la loi du marché —on y retrouve du reste la notion de contrat— suffit à régler ses relations avec autrui. Evidemment, le cosmopolitisme est de rigueur : la communauté nie l'individu. On conçoit que cette conception de la société, qui dans les faits isole l'homme et le place en situation de conflit permanent avec son semblable, répugne à l'idée des fortes solidarités à la restauration desquelles aspire le nationalisme.
Pour les héritiers de Rousseau, l'être humain ne peut aliéner une part de sa liberté que par un libre-arbitre au bénéfice d'un bien commun dont le contenu reste d'ailleurs à déterminer. Dans leur bouche, le mot « nation » revêt donc une idée de choix : on parlera du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, du droit à l'autodétermination, etc.
Pour un révolutionnaire —et les libéraux, tout conservateurs qu'ils soient, restent les continuateurs de la Révolution—, la nation deviendra le vecteur d'exportation de l'Idéologie. Ambiguité du vocable : les nationalistes ont montré au contraire qu'on ne choisit pas sa nation, pas plus que sa race, son sexe ou sa famille. Rien de plus contre-révolutionnaire que ce mot de Danton : « On n'emporte pas sa patrie à la semelle de ses souliers ». Ici, le libre-arbitre n'existe pas : l'homme n'est pas maître de sa naissance.
La cathédrale France
En ce sens encore, le nationalisme est l'ennemi du libéralisme. On retrouve la notion d'héritage, si gênante si l'on naît héritier, le contrat est faussé. Il apparaît très antérieur à l'individu. Il échappe à sa volonté : la nation, justement, n'est plus le résultat de cette « volonté de vivre ensemble », comme le voulait Renan, mais devient un patrimoine auquel chaque génération est tenue d'apporter sa part. Chacun devient le maillon d'une chaîne qui ne finit pas et grâce à laquelle l'homme se survit en son oeuvre. Il ne s'agit plus d'une pleine propriété, mais d'un bien tenu en usufruit ; double solidarité nationale : horizontale —avec les vivants— et verticale —avec les morts et les enfants à naître. Le présent se définit alors en vertu du passé, et en fonction de l'avenir : tel est le vrai sens de la Tradition, et voilà pourquoi le libéralisme lui est aussi hostile.
De l'héritage naissent les différences qu'un vrai nationalisme doit par conséquent protéger. Le libéralisme, au contraire, se représente l'homme perdu au néant d'une fausse universalité. Au lieu d'imaginer celle-ci comme la voûte d'une cathédrale qui s'élève, portée par de solides piliers —les identités, puissantes, solidaires et fortes—, un libéral la concevra comme un mauvais dallage au ras du sol, composé d'éléments hétéroclites et disjoints : c'est le cosmopolitisme.
Alors que les flèches des clochers touchent au ciel, ces dalles-là sont bientôt recouvertes de boue, et disparaissent peu à peu jusqu'à ce qu'on les oublie. C'est qu'il est un mot que les nations connaissent, comme les églises, et que les libéraux ignorent. Ce mot-là nous livre la clé de la durée, avec la promesse de la vie. •< Communion ».
Eric LETTY
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