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31.03.2007
Gilles
Si l’on s’attend à trouver une action soutenue dans Gilles, le lecteur aura toutes les chances d’être déçu, mais là n’est pas l’intérêt de ce formidable roman : sous des dehors quelques fois poussifs se cache une profonde réflexion politique et sociétale.
Ce livre qui fut l’une des premières œuvres fascistes française est un roman du désespoir, celui-ci étant avant tout celui du lecteur… Drieu en use et abuse pour faire plonger le lecteur dans un scepticisme qui l’aide à mieux aborder l’évolution psychologique du personnage principal : Gilles vers ce que l’on pourrait qualifier d’idéologie fasciste.
Cette genèse de l’engagement fasciste dépeinte par l’auteur fait aussi de cette œuvre un véritable livre d’histoire et montre combien la raison d’être et parfois l’inspiration du fascisme puisent leurs sources au communisme.
La critique sous-jacente de la démocratie ne déplaira pas aux réactionnaires mais s’il est une leçon qu’il faut bien retenir de ce livre, c’est que si de la réaction au fascisme il y a un fossé pour certains, il ne peut y avoir qu’un pas pour d’autres.
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demain ne se fera pas son ROI!

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Charles Maurras présente!
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27.03.2007
l'AF en mai 1968
Les journées révolutionnaires et les barricades devaient donner un coup de fouet à la "vieille maison". Tout redevenait possible, y compris un surprenant retour de Maurras dans le milieu jeune, noté avec une certaine inquiétude dans le numéro d’Esprit consacré à la révolte étudiante. Pour répondre aux gauchistes, les jeunes militants royalistes étaient en effet les plus armés idéologiquement de toute l’extrême droite. Un jeune avocat, Guillaume P., qui a vécu ces jours de fièvre dans le camp monarchiste, explique:
«Alors que les membres du mouvement « Occident » avaient passé leur temps à se battre contre les « rouges » dans la rue, les militants d’A.F. préféraient se former dans les cercles d’études. Il faut avouer que c’était plus confortable que de vendre des journaux sur le boulevard Saint Michel. Nous passions pour des lâches intellectuels sous prétexte que nous nous battions moins que les autres. En fait, nous ne nous bagarrions qu’à bon escient, et avec plus d’efficacité qu’ « Occident ». Les nuits de mai nous ont trouvés attentifs et nous avons été les premiers à organiser les contre-manifestations de droite, dès le 13 mai et pour toute une semaine. A un moment où les « fascistes » hésitaient encore entre le soutien aux gauchistes, la création de maquis dans le Jura ou le passage dans les rangs des « barbouzes ». Dès ces contre-manifestations de droite, qui devaient être récupérées par les gaullistes, Aspects [de la France] a commencé à être connu: c’était un des seuls journaux à paraître et nous en avons vendu des quantités phénoménales - 300 à l’heure dans certains points de Paris - car tout le monde voulait s’informer.
« En pleine crise révolutionnaire, l’Action française a organisé un cortège à la mémoire de Sainte Jeanne d’Arc... Au cours de l’été qui a suivi, nous avons fourni un effort militant sans précédant, sur les plages et les lieux de vacances. Nous récupérions de nombreux jeunes soucieux d’agir contre le désordre, viscéralement opposés au gauchisme. La rentrée s’est faite dans une intense fièvre militante: tous les lycées de France ont reçu la visite des distributeurs de tracts royalistes, au prix de nombreuses bagarres. De plus, la dissolution du mouvement « Occident » a privé l’extrême droite non maurrassienne de mouvement et de structure d’accueil; nous avons intégré dans nos rangs un grand nombre de jeunes qui, normalement, n’auraient jamais dû y venir, des gens venus de milieux jamais touchés jusque là.
« L’A.F. de l’après-mai était le plus important mouvement de jeunesse anti-marxiste et les gauchistes ne s’y trompaient pas: nous étions la cible de leurs commandos et chaque semaine, les « monarcho-fascistes » et autres « hitléro-maurrassiens » avaient les honneurs de leur presse. Nous faisions peur... Puis, petit à petit, tout est retombé. Les « fascistes » ont lancé le G.U.D., puis Ordre Nouveau, ralliant à leur tour tous les révoltés par le gauchisme et tous les activistes. Certains d’entre nous se sentaient très attirés par les idées proposées par les gauchistes: ils devinaient dans la révolte étudiante des aspirations proches des leurs. Au moment même où d’autres membres de l’A.F. voulaient concurrencer Ordre Nouveau sur le plan de la violence anti-gauchiste, pour retenir les éléments les plus durs [...] »
- in Les rats noirs, Gregory Pons -
vu sur "canal mythos": http://canalmythos.blogspot.com/
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24.03.2007
L’hôte du pape de Vladimir Volkoff
Avec L’hôte du pape, sous une trame de roman d’espionnage, Vladimir Volkoff réussit le coup de maître de mêler les genres avec une aisance rare. Entre intrigue haletante et critique de l’absurdité de la société soviétique et du communisme avec souvent une drôlerie féroce, ce roman est aussi un formidable livre de culture : religion Orthodoxe, us et coutumes de la grande Russie, tout y est décrit avec un soucis pédagogique stupéfiant.
Une dimension théologique est aussi présente dans cette œuvre. On ne pourrait affirmer qu’il y a une volonté de proposer une alternative à l’œcuménisme entre l’église romaine et celle orthodoxe, mais une piste de réflexion ne peut être ignorée : mieux qu’un fade syncrétisme, un rapprochement dans le respect des traditions respectives. Génial.
22:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
citation
< L’égalité ne peut régner qu’en nivelant les libertés, inégales de leur nature. >>
| Source : L’Étang de Berre
22:34 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
annonce

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Sarko révisionniste?
En république française, l’élection du chef de l’Etat donne lieu à un spectacle qui approche le degré zéro du Politique. Après s’être assurés le soutien de leur famille traditionnelle, les différents candidats doivent “rassembler“. Rassembler qui ? Tous les Français. Autant dire que la tâche est rude.
Pour ce faire on assiste à la fois à une débauche tous azimuts de promesses clientélistes et à un estompage progressif des angles qui pouvaient paraître trop saillants dans les programmes ou propositions originels. En réalité plus on approche du pouvoir, moins on peut se payer le luxe de convictions ou d’opinions tranchées. Jacques Chirac, grande girouette devant l’Eternel, en est une pathétique illustration. Ainsi va le choix du chef de l’Etat au pays des Lumières. Chez M. Sarkozy comme chez ses concurrents, il y a donc à boire, à manger, et pour tout le monde! Demain on rase gratis: voilà ce qu’on nous promet en substance. Il est par conséquent impossible de lui accorder un quelconque crédit. Néanmoins, dans cette orgie démagogique, il est des points plus intéressants que d’autres. Et il faut avouer que la Terreur-de-Neuilly excelle en matière de séduction politicienne.
Par exemple lundi dernier sur France inter, lorsque pour nous expliquer que la France actuelle est une “synthèse”, il reprenait à son compte la citation de Marc Bloch : “Il y a deux catégories de français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims et ceux qui lisent sans émotion le récit de la Fête de la Fédération.”
On l’a dit, dans la bouche d’un candidat à la présidentielle, une telle citation n’a que peu de valeur. Nonobstant, accepter l’ensemble de l’histoire de France est bien un objectif vers lequel il faut tendre. Et nous royalistes, si nous critiquons la république et les méfaits qu’elle a pu commettre ou engendrés depuis sa naissance, ce n’est en aucun cas pour faire tabula rasa du passé, ou d’un certain passé. Nous ne vaudrions alors pas mieux que les idéologues de 1789 ou 1917 qui tentèrent de gommer d’un trait plusieurs siècles d’histoire monarchique. Notre pragmatisme nous conduit à défendre en 2007 une monarchie à la française. Le même bon sens nous interdit de prôner un retour intégral à l’avant 1789. Il faudra bien que le régime qui s’élèvera sur les ruines de Marianne V assume l’Histoire de France dans son entier.
Mais pour en arriver à citer Bloch, Sarkozy s’est empêtré dans une pseudo démonstration si ce n’est révisionniste,en tous cas franchement historiquement correcte: “La France c’est la république [….] l’unité de la France les Rois en ont rêvé, mais c’est la république qui l’a faite“. Première nouvelle !
L’agrégation de différentes provinces par la politique capétienne ne s’est pas toujours faite sans heurts, soit; mais elle avait le mérite de conserver aux nouveaux territoires et parfois pendant de très longues périodes un certain nombre de leurs prérogatives administratives et politiques. Là où le Roi était un principe fédérateur des diversités françaises, la république jacobine, une et indivisible, a voulu les anéantir dans une folie uniformisatrice. Monsieur Sarkozy, champion de la diversité et de la discrimination positive devrait le savoir, l’unité ce n’est pas l’uniformité de petits pions égaux juxtaposés!
Voila un régime qui est né dans un bain de sang entraînant la plus mortifère des guerres civiles que la France ait connues;
voila un régime qui a divisé et divise encore les Français entre droite, gauche, et leurs avatars, au point d’en déchirer les familles*;
voila un régime qui porte en lui intrinsèquement la désunion, la lutte de tous contre tous, l’opposition violente des factions sans arbitre pour tempérer leurs pulsions… est-ce cela l’unité ?
* Nicolas Bedos a déclaré récemment qu’il renie sa “fasciste” de grand-mère, sympathisante du Front National.
22:24 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.03.2007
insurrection!!!

00:03 Publié dans agit-prop | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.03.2007
l'AF dans Nord éclair!
23:04 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note







