13.06.2008
Un trèfle qui ne porte pas bonheur à tout le monde…

Il y avait comme un fumet de défaite qui flottait et s’épaississait au cours de cette belle journée du 13 juin dans les cercles dirigeants européens… Au fil des heures les communiqués se faisaient plus précis et plus inquiétants (pour eux il s’entend) : « le non pourrait l’emporter », « le ministre de la justice Irlandais annonce que selon les premières estimations, le non serait en tête », « le non l’emporte avec une majorité plus importante que prévue ».
Prévue, voila bien l’endroit où le bas blesse : tout allait si bien pourtant jusqu’à présent… Le nain hongrois avait trombiné la matrone europe, toujours prête à se donner aux plus offrants, en compagnie de ses petits amis et celle-ci avait ainsi mis à bas un marmot infâme, dégoûtant de morve, rafistolé avec les abats de sa défunte grande sœur la constitution qu’on avait laissé pourrir dans un coin ; bref un pitoyable avatar lisbonnais de la créature du docteur Frankenstein avait vu le jour. Mais voila, il fallait faire avec pour « sortir l’Europe de l’ornière », alors on farda le mioche, le fagotta de ses plus beaux atours et l’on décida entre « personnes raisonnables » de le faire adopter par une voie aussi « raisonnable » : la fameuse « voie parlementaire ». Le référendum ! Allons, vous ne songiez tout de même pas que nos amis de Bruxelles allaient prendre un tel risque ! Sous les pastiches et autres expédients grossiers, les gens auraient pu reconnaître le monstre qui venait de naître… Et puis 18 pays avaient déjà adopté l’affreux rejeton… Sarkozy était sur le point de préparer ses escarpins aux semelles compensées pour danser avec la mère Merkel le soir de l’entrée en vigueur du traité. Tout était planifié, étudié, préparé, mis en rang, soumis à la baguette quand il le fallait ! Sauf cela !
« Il n’y a pas de plan B » avait déjà annoncé Bruxelles, comme si un chaos allait s’abattre sur l’Europe si le « non » Irlandais venait à l’emporter ! C’est que le cadavre des nations bougeait encore ! « Eh bien quoi » se disait Bruxelles, « ce ne sont pas 3 millions de rouquins, abrutis de bière et de whisky frelaté, tout juste bons à garder les moutons et à fêter la Saint Patrick qui mettraient nos beaux plans lisses et aseptisés en échec ! La preuve en est messieurs ! Ces derniers jours vous sentiez poindre la défaite, son odeur douceâtre commençant à vous faire froncer le nez et frémir de peur : les menaces commencèrent alors à fuser : « peuple ingrat, lui qui a tant reçu de subsides de Bruxelles » et autres calomnies du même acabit à mesure que le vert vous incommodez et vous montait au visage de peur d’un refus…
C’est fait, le trèfle ne vous a porté chance, les politiciens se succédèrent devant les médias, la mine déconfite d’écoliers penauds et punis, pour déplorer ce sursaut d’orgueil populaire. Le hongre faisait grise mine à coté de la saucisse allemande … Mais pour nous quelle joie ! Quel cinglant coup de fouet sur les fesses des eurocrates ! Oh ne nous voilons pas la face, il est à parier que, vexés, ils traversent un nouveau gadget ou autre ficelle législative pour rafistoler leur assemblage branlant ! Car monsieur Barroso l’a déjà déclaré, « il faut continuer le processus de ratification » : bien sur, pourquoi se gêner ? Combien référendum faudra t’il que ces bureaucrates bornés perdent pour comprendre que les européens ne veulent pas de leur machin. Il est à parier que Bruxelles ainsi que la majorité des européens voudront passer outre, stupides bovins aveuglés par leur idéologie mondialiste, et continueront à se fourvoyer sur la voie de l’Europe politique alors que chaque jour par ses décisions arbitraires, froides et non justifiées elle se rend de plus impopulaire comme le prouve actuellement la polémique à propos du prix de l’essence et des quotas de pêche. Comme tous les empires, l’union européenne finira par s’effondrer, l’histoire nous l’a toujours prouvé, à nous de hâter sa chute…
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22:26 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : irlande, ue, action française, souverainisme, barroso




