09.01.2008
Escapade à Bruxelles

J’avais décidé de fêter dignement cette nouvelle année qui s’annonçait riche en turpitudes des fanatiques de la bannière bleue cerclée d’étoiles en allant réveillonner e soir de la Saint Sylvestre à Bruxelles pour étudier l’homo europeanum delirens dans son milieu naturel.
Quelle idée saugrenue a eu cet homme me diriez vous lecteur ! La boisson houblonnée si chère à son cœur lui a-t-elle donc rongé à ce point les neurones pour aller s’enliser aussi près de l’antre de la bête ? Rassurez vous ! Je jouis, malgré quelques tares congénitales de l’entière possession de mes moyens physiques et intellectuels (peut-être plus les uns que les autres, certes, mas cela ne vous regarde guère !).
Oui sachant mon allergie lorsque vient minuit sonne aux cotillons et aux balourds avinés coiffés d’un ridicule chapeau conique aux couleurs clinquantes et nauséeuses, il était préférable pour moi de fuir la France pour deux jours et de remplacer la soirée orgiaque par un restaurant à l’ambiance feutrée en compagnie d’une douce créature et de remplacer les embrassades lourdaudes mêlées de renvois sauce rouille dont on devine vaguement qu’ils signifient « bonne année » par un acte politique et symbolique fort.
Bruxelles jouit malheureusement dans nos milieux d’une piètre réputation, peut-être du fait de la présence de certaines institutions dans cette belle ville : force est de constater que celle-ci est charmante. Des ruelles étroites aux restaurants chamarrés ! La grand place à l’architecture flamande raffinée, bref un petit paradis d’art et de culture !
Ayant passé un réveillon d’une extrême sobriété, au cours duquel la qualité des mets disputait la palme de l’excellence aux vins racés, nous décidâmes ma compagne et moi de pousser jusqu’à ce lieu tant honnis qu’est le parlement européen . Au fur et à mesure de notre approche, suivant une de ces artères noirs qui menaient au cœur du monstre, les habitations se clairsemaient, frappante ressemblance avec certains arbres maudits qui éteignent toutes vies autour d’eux. Quelques lumières pales éclairaient ça et là nos pas quand soudain : il était là, nimbé d’un halo de lumière éthérée, tel un vaisseau fantôme aux mille sabords de verre échoué sur les débris de granit et d’acier des nations. C’était donc là que chaque jour entrait des falots pédants croyant mettre en coupe réglée les états et faire entrer la réalité dans les cadres désuets et rigides pondus par leurs intelligences obtuses et sortaient des directives folles, hématies dégénérées d’un cœur nécrosé et emballé.
Arrivé au pied de l’organe dégoulinant des liquides de putréfaction emportés par l’ondée, les douze coups de minuit se mirent à sonner : c’est alors que je me pris à fredonner un vieil air rapporté par Léon Daudet dans ses mémoires en mettant ses paroles (adaptées certes ) à exécutions :
Je hais les eurocrates et leurs vices
Quand je les rencontre
Je pisse
Contre
Tous mes vœux messieurs les eurocrates bornés ! Voici le premier acte militant de l’année !
Romain vindex
14:15 Publié dans polémia? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Bruxelle, AF, AFE, Royalisme, Action Française, Réveillon




