07.06.2008

Pauvres pécheurs

 
Ainsi donc, alors que les émeutes de la faim se poursuivent aux quatre coins du monde, c’est au tour de nos pêcheurs d’exprimer leur sainte colère à l’égard d’une précarité qui les guette toujours plus âprement . Il faut croire que les biocarburants, dont on nous a vanté les mérites, « dont le développement est responsable pour 70% de la hausse récente des prix du maïs et pour 40% de celle du soja » (John Lipsky, FMI), et qui par conséquent sont cause de la détresse alimentaire croissante, hé bien ces biocarburants n’auront évidemment pas suffi à enrayer l’autre crise, celle du prix de l’énergie. L’échec de la politique européenne et française en la matière est donc cuisant.

Mais en honnêtes contempteurs de la République, nous reconnaîtrons que ses représentants, s’ils avaient tenté quoi que ce soit pour parer au désastre, si déjà ils avaient vu venir les évènements tragiques dont nous souffrons, ne pourraient de toute manière rien y faire. Car aujourd’hui comme hier, dans la question énergétique comme avant dans celle des famines ou encore du logement, le vice congénital de la spéculation s’est trouvé à l’origine de l’inflation folle-furieuse et globale subie par nos foyers. En effet, sporadiquement, tel un accès de gangrène sur la face tuméfiée d’un pestiféré, la bête libérale éructe et montre à ses enfants la face sombre de l’ « American Dream » devenu un « World Dream » qui ne fait plus rêver personne. C’est ainsi depuis que les tyrans issus du suffrage universel ont délégué tous pouvoirs à l’Economie, depuis que la Main Invisible est seul maître à bord du navire-monde.

Les chiffres circulent via l’internet à une vitesse bien faiblarde ; ils sont pourtant éloquents. Ils nous apprennent que toute action d’ordre présidentielle, gouvernementale et même députative serait inefficace. Un litre de brut à 52 cents -soit déjà au-dessus du seuil acceptable pour les pêcheurs !- auquel il faut ajouter le raffinage (9 cents), le transports, les marges des intermédiaires… ingérable ! Nos incapables à temps plein seraient donc, une fois n’est pas coutume, dans leur bon droit en restant dans l’expectative qui leur est coutumière. Mais nous savons malheureusement qu’ils feront semblant de tenter quelque chose. Tout à fait hypocritement et en vain.

L’action républicaine dans l’impasse,

c’est à l’Action française de réagir !

Car si l’Europe nous bride encore, le Gouvernement est aux abois. Ou du moins pourrait-il fort vite le devenir. La France des Français, celle des métiers et des traditions, est dans la rue. Hier les paysans, aujourd’hui les pêcheurs. Qui sait ce qui adviendra si demain les Bruxellois persistent à réclamer le remboursement à l’Etat Français de subventions à hauteur de 70 millions ? Qui sait combien nous serons après-demain à nous sentir solidaires dans la même spoliation mondialiste ? Conducteurs et consommateurs unis aux artisans pour dénoncer la même aliénation ! Plus que jamais, à l’heure de la globalisation des crises et de l’unification des revendications de salut public, nous serons présents pour montrer la voie du salut politique en manifestant aux côtés des doubles victimes de la passivité institutionnelle et du dieu-argent.

Nous allons foutre en l’air leur monde devenu fou. Nous allons permettre aux hommes libres de ne plus dépendre des intérêts d’actionnaires voraces.

Reinelde

 

31.05.2008

Europe Trahison!

15.05.2008

compte rendu Jeanne 2OO8

 

 

 

Week-end chargé pour cette Jeanne 2008. Dès vendredi soir : une séance cinéma militante fut organisée en guise de bienvenue au cours de laquelle fut projeté l’excellent et drolatique film « les chinois à Paris », parodie à peine voilée  de l’occupation allemande et critique acerbe du résistancialisme et de la lâcheté du pouvoir.

  Samedi matin, levé aux aurores pour 6 de nos militants qui accrochèrent 3 banderoles sur le pont de la porte d’Italie surplombant le périphérique. Avec trois slogans anti-européens, elles étaient destinées à sensibiliser les français aux toujours plus présents du Moloch européen. Dimanche soir, celles-ci étaient toujours présentes!Après cette action sympathique, la préparation de la journée et en particulier du forum « sous les pavés la France » pouvait commencer ! 16 heures ! La salle est déjà bondée ! La chaleur régnant dans les locaux est à peine supportable A un rythme soutenu, les interventions de Patrick Goffman, Gérard Leclercq, Sébastien de Kerrero et Pierre Carvin. Puis vint l’heure du repos tant mérité ! Dans une ambiance d’AF fut partagé un buffet campagnard roboratif ! Anciens et jeunes, provinciaux et parisiens, cadres et militants purent échanger leurs impressions et divers points de vue ! 21 heures, la soirée commence : « 1968-2008, 40 ans de Rock » et entraîne nos danseurs sur la piste. Les platines de DJ Pélican  vont vibrer les murs jusqu’ à trois heures du matin… Puis tout le monde va se coucher pour profiter des quelques heures de sommeil qui restent.

  Dimanche  9h30 ;  nos amis commencent à affluer à  l’angle de la rue Royale et du faubourg saint Honoré ! Certes tout le monde n’est pas au rendez-vous du fait de la date concomitante avec celle du pèlerinage de Chartres. 10 heures le cortége s’ébranle en direction de la statue de la sainte de la patrie ! Au pied de celle-ci, les discours s’enchaînent, le ton n’est pas très optimiste, mais il ne faut pas se voiler la face devant les difficultés de la France. Une gerbe est déposée, la royale fait vibrer les murs puis le cortège se disperse. La Jeanne 2008 est terminée, nos amis rentrent chez eux, en espérant que les discours de mobilisation auront été entendus ! Pour la France et la gloire de son nom, nous nous devons de continuer le combat par tout les moyens dont nous disposons pour mettre à bas le régime abject et de jeter enfin au ruisseau la catin blennorragique et ses michets font leurs beurre sur ses mamelles flapies !

Romain Vindex

29.02.2008

L'insu nouveau est arrivé!

                                                         

http://insurrection.actionfrancaise.net/numeros/insu_66.pdf

09.01.2008

Escapade à Bruxelles


  J’avais décidé de fêter dignement cette nouvelle année qui s’annonçait riche en turpitudes des fanatiques de la bannière bleue cerclée d’étoiles en allant réveillonner e soir de la Saint Sylvestre à Bruxelles pour étudier l’homo europeanum delirens dans son milieu naturel.

   Quelle idée saugrenue a eu cet homme me diriez vous lecteur ! La boisson houblonnée si chère à son cœur lui a-t-elle donc rongé à ce point les neurones pour aller s’enliser aussi près de l’antre de la bête ? Rassurez vous ! Je jouis, malgré quelques tares congénitales de l’entière possession de mes moyens physiques et intellectuels (peut-être plus les uns que les autres, certes, mas cela ne vous regarde guère !).

  Oui sachant mon allergie lorsque vient minuit sonne aux cotillons et aux balourds avinés coiffés d’un ridicule chapeau conique aux couleurs clinquantes et nauséeuses, il était préférable pour moi de fuir la France pour deux jours et de remplacer la soirée orgiaque par un restaurant à l’ambiance feutrée en compagnie d’une douce créature et de remplacer les embrassades lourdaudes mêlées de renvois sauce rouille dont on devine vaguement qu’ils signifient « bonne année » par un acte politique et symbolique fort.

  Bruxelles jouit malheureusement dans nos milieux d’une piètre réputation, peut-être du fait de la présence de certaines institutions dans cette belle ville : force est de constater que celle-ci est charmante. Des ruelles étroites aux restaurants chamarrés ! La grand place à l’architecture flamande raffinée, bref un petit paradis d’art et de culture !

  Ayant passé un réveillon d’une extrême sobriété, au cours duquel la qualité des mets disputait la palme de l’excellence aux vins racés, nous décidâmes ma compagne et moi de pousser jusqu’à ce lieu tant honnis qu’est le parlement européen . Au fur et à mesure de notre approche, suivant  une de ces artères noirs qui menaient au cœur du monstre, les habitations se clairsemaient, frappante ressemblance avec certains arbres maudits qui éteignent toutes vies autour d’eux. Quelques lumières pales  éclairaient ça et là nos pas quand soudain : il était là, nimbé d’un halo de lumière éthérée, tel un vaisseau fantôme aux mille sabords de verre échoué sur les débris de granit et d’acier des nations. C’était donc là que chaque jour entrait des falots pédants croyant mettre en coupe réglée  les états et faire entrer la réalité dans les cadres désuets et rigides pondus par leurs intelligences obtuses et sortaient des directives folles, hématies dégénérées d’un cœur nécrosé et emballé.

  Arrivé au pied de l’organe dégoulinant des liquides de putréfaction emportés par l’ondée, les douze coups de minuit se mirent à sonner : c’est alors que je me pris à fredonner un vieil air rapporté par Léon Daudet dans ses mémoires en mettant ses paroles (adaptées certes ) à exécutions :

Je hais les eurocrates et leurs vices
Quand je les rencontre
Je pisse
Contre

Tous mes vœux messieurs les eurocrates bornés ! Voici le premier acte militant de l’année !

Romain vindex