22.05.2008
L'otan et nous...
L’alliance atlantique ?
Les questions militaires sont d’actualité…Certes elles ne font pas la une des journaux comme les sordides turpitudes de supporters transformées en une baudruchesque affaire d’état, ou les tristes simagrées olympiques, car la défense de la nation, son intérêt même ne sont pas très vendeurs. Qu’importe le lendemain tant que la télévision fonctionne, la bière soit au frais et le chien sage dans son panier ! Pourtant se trame sous nos yeux un drame dont l’avenir de notre pays sera sans aucun doute affecté.
Posons les bases. Le traité de Washington signé la 4 avril 1949 marqua la création de l’otan (organisation du traité de l’atlantique nord), organisation militaire regroupant des pays du monde « libre » destinée à contrer toutes agressions de l’URSS, notamment en Europe de l’ouest. S’élargissant et se renforçant au fur et à mesure que la menace soviétique se faisait moins évidente, son rôle fut remis en question, notamment par le général de Gaulle, qui après s’être opposé à la « tentative hégémonique » de cette organisation, retira la France du commandement intégré en 1966.
Ce machin, à la solde des états unis a-t-il encore une raison d’exister aujourd’hui ? Alliance, certes, mais contre qui ? Contre un terrorisme islamique aussi diffus que protéiforme ? Ce ne sont pas les chars de l’otan qui en viendront à bout ! Contre la Russie ? Qui peut sérieusement penser que celle-ci représente une menace ? Alors alliance pour quoi faire ? Les dernières interventions : l’écrasement de la Serbie sous un tapis de bombe et l’enlisement Afghan ne sont pas là pour nous rassurer. De plus, il est flagrant de constater que les intérêts de l’oncle Sam se confondent étrangement avec les actions de l’otan…
Monsieur Sarkozy veut nous remettre le pied à l’étrier avec la réintégration de la France au commandement intégré… Fort bien, mais primo : est-ce dans le sens de notre intérêt national (si tant est que le nain à cothurne puisse y penser…), secundo, la France, à l’heure des coupes claires et iniques dans le budget de l’armée pourra t’elle alors avoir les moyens de remplir les missions fixées.
L’intérêt national ? Certes on m’accusera peut-être d’être obtus, mais j’ai beau retourner dans tous les sens le bidule atlantique, rien n’y fait ! Nulle part, dans quelques recoins que ce soit, je n’y ai entre aperçu une poussière d’intérêt pour nous. François d’Orcival avançait dans un des derniers éditoriaux de « valeurs actuelles » que l’armée coûtait fort cher à la France et que l’otan nous aiderait à faire des économies en nous mettant sur la voie d’une armée européenne… Pitoyable radotage de libéral gateux ! Certes, l’argent est le nerf de la guerre, mais doit-on faire des coupes claires dans le budget de la défense, outil de grandeur et de prestige de la France alors que des milliards sont dilapidés dans des causes plus que douteuses ( dont les amendes à l’UE…). Nous refusons cette sinistre raison utilitariste ! Maintes fois, les caisses de la France furent vides à force d’une guerre trop longue : la guerre de cent ans, celle de trente ans etc. Cela nous a-t-il conduit à renoncer et voir notre pays soumis au risque de l’invasion ? Jamais ! On pourrait arguer que ce risque est bien loin aujourd’hui ! bien loin ? Ces pantouflards sinistres n’ont-ils pas vu que nous vivons dans un monde de plus en plus instable, où une force de réaction, sure et entretenue est de plus en plus indispensable.
Car si le nain jouant au président veut nous remettre à l’œuvre dans l’otan, en particulier en envoyant 1000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Où allons nous trouver l’argent nécessaire pour les entretenir ? Sur notre parc de 350 chars Leclercq, il est question d’en revendre 150. Lors de la dernière intervention contre les pirates somaliens, la frégate intervenant avait un de ses moteurs en panne, la moitié des hélicoptères étaient hors service et pourtant nous avions mobilisé le meilleur matériel !
Où est donc la cohérence ? Nulle part… c’est peut être le plus pitoyable, mais à quoi faut-il s’attendre d’autre avec l’impéritie républicaine… La trahison de l’intérêt national semble être un moyen de gouverner … Nous le refusons ! Nous ne voulons pas d’une France supplétive des intérêts Américains par le biais de l’otan, nous ne voulons plus d’une armée pauvre, devant vivre d’expédients dont les pitres qui nous « gouvernent » se servent comme d’une variable d’ajustement budgétaire. La France doit se donner les moyens de sa grandeur,des sacrifices sont nécessaires, faisons les !17:36 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note






Commentaires
Vindex, je suis d'accord avec toi sur le seul fait que l'indépendance de la France est bafouée, notamment en jouant les petits pions pour le compte Oncle Sam, ce dernier se débarassant d'un bourbier où il s'enlise. Mais au delà, de ce point de vue, la France ne génère-t-elle pas des revenus indirects ? Car il me semble que la France ne paie pas pour entrer dans l'OTAN ( ou du moins elle investit sur du long terme : l'adhésion ) elle se fait payer !
De nombreuses entreprises déployent des ressources humaines non militaires sur des zones Otanisées, comme des ingénieurs, qui vendent leur savoir faire. Des géants, comme la Lyonnaise des Eaux, il y en a d'autres, sont dans les "starting block", en attendant de partir pour (re)construire le réseau d'eau potable, et ils seront prioritaires sur d'autres marchands d'eau, russes par exemple.
Ce qui est regrettable dans tout çà, c'est la mesquinerie des affaires... au détriment de l'intérêt national.
Mais, pour toi, quels sont les intérêts nationaux d'aujourd'hui ? Comment les priorises tu ? Il est evident qu'avant de partir en croisade en Asie centrale, l'Etat français devrait mobiliser ses troupes pour une croisade dans nos ZUP. Il y a aujourd'hui quelques milliers de km2 qui ne sont plus des Terres de France, dont l'entretien sanitaire, économique et social ( pour ne pas dire la paix sociale ) nous coûte. Il serait d'ailleurs intéressant d'avoir ces chiffres.
Pour revenir à l'OTAN, oui, si les sacrifices ou les investissements reviendront au peuple : oups ! Depuis les carolingiens, la France est toujours partie en conquête en revenant avec des bilans plus ou moins heureux, peut-être devrait elle essayer de retrouver cet état d'esprit ? Bon d'accord, je te l'accorde, sans jouer les petits soldats du nouvel ordre mondial.
Ecrit par : BR | 01.06.2008
Vindex nous voilà ! Quelle plume ! Quel talent ! On croirait lire Daudet...
Ecrit par : JB de Lyon | 16.09.2008
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