05.11.2007

COMMENT J'AI RENCONTRE MAURRAS

COMMENT J'AI RENCONTRE MAURRAS
 
« Comme le disait le vieux maître » : cinq mots surpris au détour d'un cours d'histoire, une petite phrase qui allait déclencher un an plus tard une formidable trouvaille. Découvrir Maurras par l'intermédiaire d'un professeur d'histoire est assez peu banal en cette époque où ceux-ci déblatèrent plus souvent un mauvais brouet gauchiste qu'ils n'enseignent leur belle matière. Mais cela ne prouve-t-il pas à l'évidence que des îlots de résistance subsistent toujours ?
Durant les mois qui suivirent, le nom rugueux du vieil homme roula en mon esprit et je finis par acheter un de ses livres. La clarté du raisonnement me séduisit d'emblée et la solution monarchique ne tarda guère à s'imposer. Elle germa avec d'autant plus de facilité qu'un certain esprit critique m'avait rendu méfiant et rétif vis-à-vis de cette république dont on me deman-
 
dait d'endosser les oripeaux sans protester ; en bref : "Sois démocrate et tais-toi".
Les roquets boutonneux des manifestations anti-CPE, jappant leurs haines apprises, m'incitèrent à acheter le journal. J'y trouvai une pensée claire, une chronique toujours intéressante, où il ne manquait qu'un humble successeur de Daudet pour fesser les impétrants républicains et autres incontinents de la virgule. Le reste suivit logiquement : camp d'été, création d'une section lilloise, premiers articles....
Quel journal peut prétendre ouvrir ses colonnes à déjeunes collaborateurs comme l'a toujours fait L'Action Française ? Bien peu assurément ! Les "rebelles" ne sont pas où on le croit...

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