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06.10.2007
Liberté pour nos communes!
Communiqué du 3/10/2007

En fait de rupture, M. Sarkozy poursuit sur la même ligne politique que ses prédécesseurs. Le chef de l’Etat sous la Vème république, en dépit du rêve gaullien d’inspiration monarchiste, n’est qu’un vulgaire chef de clan et non le président de tous les Français. Les signes abondent. D’abord, comme le disent si bien ses amis, Nicolas Sarkozy reste le “leader naturel” de l’UMP, idée accréditée par la structure désormais bicéphale du parti majoritaire ainsi que par la curieuse similitude entre les sites Internet du candidat Sarkozy et de l’Elysée. Mais plus grave encore, le président s’apprête à peser de tout son poids sur les élections municipales de 2008.
Il a ainsi expliqué à ses amis clanistes: “Ne dites pas qu’on va faire du local, c’est une élection nationale” (sic!)
Ainsi va s’orchestrer une vaste campagne visant à “gagner” un maximum de mairies, comme on gagne les lots d’une tombola.
L’Action française s’élève contre cette situation qui n’a que trop duré. Si les mots ont encore un sens, une élection locale concerne des enjeux locaux. A quoi a-t-il bien pu servir d’inscrire dans la Constitution que la république est organisée de manière décentralisée si les partis jacobins parisiens trustent systématiquement les élections locales et les transforment en farce médiatique nationale ?
Comme nous l’avons toujours écrit, cette schizophrénie toute partisane ne peut qu’engendrer une mauvaise politique: le caractère arbitral de la politique nationale est entravé par ces rendez-vous électoraux et les politiques locales sont idéologisées là où une saine subsidiarité devrait s’appliquer. Construire une route ou une école, est-ce être de droite ou de gauche ? Un plan local d’urbanisme ou un musée sont-ils de droite ou de gauche ?
Que nous importe l’hypocrite Ouverture! De même que les élections municipales n’ont pas à sanctionner la politique du chef de l’Etat, ce dernier n’a pas à s’immiscer dans les affaires communales en favorisant telle ou telle faction.
Plus que jamais notre analyse de la décentralisation s’avère des plus fondées. La république, n’ayant pas d’autorité légitime à sa tête, est forcée, par l’intermédiaire des partis, d’étendre sa tutelle étouffante sur les collectivités locales.
“L’autorité en haut, les libertés à la base” voilà l’essence de notre combat.
Refusons l’attitude totalisante des partis jacobins: liberté pour nos communes… maintenant!
21:19 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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