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bonnes vacances!
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les militantes niçoises!
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18.06.2007
insurrection!

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17.06.2007
DEUX THEORICIENS DU POUVOIR CULTUREL
DEUX THEORICIENS DU POUVOIR CULTUREL:MAURRAS ET GRAMSCI
Nous avons à plusieurs reprises dans le Feu-Follet souligné les nombreux points communs qui existent entre la pensée de Maurras et celle d'Antonio Gramsci. La parenté ne tient évidemment pas aux finalités que se fixent les deux hommes, l'un contre-révolutionnaire, nationaliste français, l'autre marxiste-léniniste, cerveau du Parti Communiste Italien. C'est dans leur approche méthodologique de la prise du pouvoir d'une part, et dans leur analyse de l'Etat démocratico-libéral d'autre pan, que ces deux pensées se rencontrent de façon frappante.
Pour Maurras comme pour Gramsci en effet, l'Etat libéral-bourgeois se caractérise en Occident par une solide assise consensuelle, répandue par les réseaux scolaires, médiatiques et culturels, que le simple actvisme militant est incapable de briser. En fait cette identité de vue n'est étonnante qu'en apparence. Maurras ras comme Gramsci ont assisté à l'échec piteux de mouvements insuffisamment cohérents et hégémoniques du point de vue doctrinal. Maurras a vécu le fiasco de la Ligue de la Patrie Française dénuée de projet poli tique et figée dans la revendication de bas étage. A l'instar de Barrès et de toute une génération d'intellectuels et de militants nationalistes, le jeune Maurras sera renforcé dans sa conviction déjà ancienne de la nécessité primordiale de développer une doctrine et une "réforme intellectuelle et morale" avant de tenter la moindre aventure politique.
CHARLES MAURRAS (1868-1952)
Sa célèbre distinction
"pays réel-pays légal"ne sera pas sans influence sur les analyses de Gramsci
Gramsci en viendra à des conclusions similaires, ,une vingtaine d'années plus tard quand, à la suite de la scission de Livourne et de l'échec de Ta grève générale, il se fera le théoricien du "pouvoir culturel".
A vingt ans de distance, nationalistes français et communistes italiens ont fait les frais de la résistance particulière des structures (superstructures pour Gramsci) gouvernementales de l'Etat parlementaire. Malgré la crise institutionnelle, l'atmosphère de scandales en France ou la paralysie gouvernementale en Italie, l'Etat résiste aux assauts extérieurs et prouve qu'on ne le renverse pas, dans nos pays, comme en Russie ou dans une République sud-américaine. Cette résistance, cette "capacité d'encaissement" ne sont pas dues tant à l'appareil répressif de l'Etat qu'au consensus qui existe au sein du peuple autour du système de valeurs en place.
Maurras et Gramsci s'aperçoivent que le pays légal (pour le premier), la société politique (pour le second) continuent de s'appuyer sur l'adhésion plus ou moins enthousiaste du pays réel (société civile), c'est à dire du peuple. Pourquoi ? Parce que l'Etat ne s'est pas cantonné depuis des décennies à gouverner et gérer mais s'est acharné à diffuser son message, à répandre un ciment idéologique, à créer un conformisme autour de lui, à ériger un système de valeurs officielles, à forger ses mythes fondateurs, qui ont abouti à solidement l'ancrer dans les esprits. Désormais, vouloir prendre le pouvoir sans au préalable subvenir les valeurs en place, sans saper les piliers du système, sans sécréter une contre-idéologie et des valeurs de substitution, est impensable dans des pays où l'Etat s'appuie sur des positions aussi robustes.
Dans cette optique, il n'y a rien d'étonnant à ce que Maurras et Gramsci aient une analyse similaire de la Révolution française. Il est clair pour l'un comme pour l'autre que celle-ci s'est faite dans les cerveaux bien avant d'être concrétisée dans les faits. Gramsci, échappant à l'économisme de l'orthodoxie marxiste, montre que, avant de maîtriser le pouvoir, la nébuleuse révolutionnaire bénéficiait déjà d'une "hégémonie" intellectuelle. Maurras pense exactement la même chose lorsqu'il affirme que "Rousseau gouvernait sous le nom de Louis XVI". Toute la société d'Ancien Régime était déjà entièrement subvertie, ses piliers vermoulus, ses soutiens traditionnels anémiés voire acquis aux idées nouvelles (pensons à Malesherbes, directeur de la censure et protecteur de Diderot ou au pauvre Freron, défenseur de la Monarchie contre les encyclopédistes et désavoué par celle-ci). La pensée fut donc le cheval de Troie de la Révolution, et eut une véritable fonction d'anésthésiant sur le corps social. C'est Augustin Co-chin qui montrera comment à partir des sociétés de pensée qui commencent à fleurir dès 1750 va se mettre en place la terrible mécanique révolutionnaire, plus forte que les initiatives privées et transcendant les intentions individuelles, dont l'impulsion aura été donnée par ces "homos ideologicus" des clubs et des loges.
Maurras, tourné vers l'avenir, va donc s'efforcer de mettre sur pied une contre-Encyclopédie destinée à parcourir le chemin inverse. Ensuite, une fois accomplie la "réforme intellectuelle et morale", une fois le pays "royalisé", on pourra tenter l'insurrection à partir d'une crise exploitée ou provoquée. Cette stratégie en deux phases est particulièrement bien développée dans "Si le coup de force est possible" que résume la phrase à méditer : "Pas d'action sans doctrine et pas de doctrine sans action". Même constat chez Gramsci et même stratégie. Développer une offensive (une guerre de position) culturelle et idéologique par le biais d'intellectuels dont le but n'est pas de "papillonner" dans tous les sens (il entrevoit les Sartre et autre Althusser) mais de diffuser en relation organique avec le parti (le prince moderne), la doctrine, le projet, la "civiltà corn munista". Dès lors, opposer le gramscisme au léninisme ou faire de Maurras un pur intellectuel incapable d'entrevoir la prise du pouvoir revient à commettre te; pires contre-sens. La théorie du "pouvoir culturel" et de l'hégémonie chez Gramsci comme l'idée de contre Encyclopédie chez Maurras ne sont pas exclusives de l'idée du coup de force et de la prise du pouvoir. Bien au contraire, elles forment pour eux des préliminaires certes fondamentaux, mais destinés à déboucher sur l'essentiel qui est le pouvoir. Maurras dira : "Je ne tra vaille pas à faire des royalistes mais à faire la Monarchie".
ANTONIO GRAMSCI (1851-1937)
Fondateur de la Revue Ordine Nuovo. En pleine déroute du Parti Communiste italien. Il se fera le Chantre du "préliminaire théorique".
Aujourd'hui, la voie ouverte par Maurras, il y a 80 ans, que certains rebaptisent avec une pointe de snobisme "gramscisme de droite", est celle de toute évidence dans laquelle nous devons nous engager pour poursuivre un travail sérieusement entamé. Cette voie est la seule qui soit susceptible de nous préserver de l'activisme stérile et groupusculaire sans pour autant nous faire tomber dans un quelconque intellectualisme pelliculeux et passif. La "guerre de positions" continue et il est clair qu'à condition d'insister sur la qualité de notre école de cadres et la diffusion de notre doctrine, notre front ne pourra que progresser même si le terrain de la soft-idéologie droit-de-1'hommarde dominante s'avère marécageux.
N P in "le feu follet"
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la vidéo du cmrds!
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