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04.05.2007

politique étrangère

Devant la vacuité de la politique étrangère Française actuelle, il convenait de s’interroger sur les conditions nécessaires pour pratique avec efficacité cet art subtil qu’est la relation entre nations.

  Maurras, dans son œuvre majeure sur la politique étrangère : Kiel et Tanger, fustigeait la démocratie parlementaire pour son incapacité à mener une politique étrangère cohérente du fait de l’instabilité chronique des gouvernements .Ne se contentant pas d’une dénonciation stérile, il posa dans ce livre des jalons qui devait permettre un renouveau de la politique étrangère Française et dont les enseignements sont toujours valables à l’heure actuelle. Tenir compte de la géographie est un des  points clés proposé par le vieux maître, en effet celle-ci prime dans les relations interétatiques comme le prouve l’exemple des frontières actuelles de l’Afrique dont certaines dessinées arbitrairement sont sources de conflits innombrables. De plus il convient   selon lui d’avoir une mémoire de la continuité, ce que semble oublier aujourd’hui certains européistes fanatiques, car si l’histoire est souvent marquées de ruptures, il n’en reste pas moins que ce sont les éléments de continuité qui doivent nous guider dans une réaction face à une situation présente. Tous ces éléments amènent à nous placer dans le temps long pour mener une politique étrangère cohérente, chose qui n’est possible qu’avec des institutions fortes et un gouvernement stable ayant la mémoire longue…

  Quel régime est capable de réunir toutes ces conditions ?Certainement pas notre chère démocratie qui de repentance en renoncements a sacrifié la souveraineté nationale et le concept de puissance Française qui,pourtant, serait bien utile dans notre monde où il manque bien souvent un contrepoids fort .La monarchie par contre semble bien rassembler toutes ces conditions. L’exemple de la monarchie Marocaine même s’il diffère quelque peu  de celui Français est assez intéressant : Mohamed VI, s’il ne gouverne pas comme son père, se place tout de même dans la continuité de celui-ci : renouveau mais continuité qui sont les bases d’une politique étrangère cohérente et efficace.
 
  Non inféodée aux partis et aux lobbies, c’est à dire aux factions et aux factieux, la Monarchie reste souple et peut ainsi œuvrer pour l’intérêt supérieur de la Nation, ce que semble avoir quelque peu oublié monsieur Chirac…
 
  Il convient que la France se donne les moyens  de sa grandeur car, sans politique étrangère dynamique, elle sera condamnée à végéter parmi les puissances moyennes et ceci contre l’intérêt du monde  qui restera alors soumis à l’impérialisme américain. A l’heure actuelle, celle de l’auto flagellation et de la haine de soi, le budget accordé au quia d’Orsay n’est plus que de 1% de celui de l’état ! Comment pratiquer une politique étrangère décente dans ces conditions ? Une fois de plus c’est en ces moments de crise que la monarchie révèle  son caractère indispensable…

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