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28.04.2007

appel aux deçus

Les déçus seront nombreux ce soir, plus nombreux encore au soir du deuxième tour, et sans doute majoritaires d’ici 5 ans. Jean-Philippe Chauvin les invitent d’ores et déjà à nous rejoindre.

Nous y sommes presque, et les estrades retentissent des dernières promesses, des dernières rodomontades, des dernières provocations… Je viens de recevoir la fameuse enveloppe des professions de foi, toutes sur quatre pages, et qui résument les intentions des candidats de dimanche. Il n’est pas inutile de les lire et, même s’il faut faire la part des choses, j’y ai trouvé quelques idées parfois intéressantes et, mieux, légitimes, en particulier face à la globalisation ou pour l’indépendance de la nation, qui ne me semble pas dissociable du souci social. Il y a aussi de grands « manques » dans certains programmes, que cela soit sur l’enjeu de l’Aménagement du territoire, qui me tient à cœur, ou sur le « souci environnemental », ou encore sur la nécessaire diplomatie active de la France, que certains semblent carrément oublier au nom de principes internationalistes ou déclinistes…

Durant cette campagne, longue, qui est en train de s’achever (mais il reste encore une quinzaine de jours avant la sélection finale), j’ai souvent exposé mes idées monarchistes, mon souhait de voir la magistrature suprême de l’Etat échapper au choix qui, toujours, exclut au lieu de rassembler. Que d’heures à exposer la conception d’un Etat arbitral (et non arbitraire), indépendant de par la succession dynastique et représentant suprême de l’unité, trait d’union entre les différentes parties du pays, entre « les peuples de France » selon la formule encore utilisée en 1789 par Louis XVI… Que de notes, de commentaires, de débats sur les forums les plus divers, toujours sous mon vrai nom, ne voyant pas, pour mon compte personnel, l’intérêt d’un pseudonyme dans le débat politique puisque je suis depuis (très) longtemps connu comme royaliste… Parfois, certains soirs, un peu de lassitude, voire de découragement, devant la lourdeur de la tâche, devant l’incompréhension de mes contemporains… Que la Monarchie semble lointaine !

Mais, lointaine ou pas, elle est nécessaire et ma fidélité à la famille de France, celle des Bourbon-Orléans, qui incarne la Monarchie à venir, ne se dément pas.

Aussi, lorsque dimanche soir les déceptions seront vives chez les uns ou les autres, je ne me moquerai pas des malheurs de ceux-ci, mais je les enjoindrai à réfléchir au-delà même de l’élection, à dépasser leur désillusion et à renouer avec l’espérance : « le désespoir en politique est une sottise absolue » affirmait Maurras, cela sera le moment de le rappeler avec force et de montrer la voie possible pour, non pas seulement un autre programme, mais un autre Etat, une autre politique, au sens noble et fort du terme.

Source: Le blog de J-P Chauvin.

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